En 1952, le peintre Salvador Dali réalise une représentation originale de l’ascension du Christ. Quand les peintres classiques représentent la scène c’est avec un regard extérieur, lui nous propose de regarder l’ascension à travers les yeux des apôtres.

Pendant 10 jours nous pouvons prendre conscience de l’étrangeté de ce temps de l’ascension. Il y cohabite à la fois la fête de ce Christ qui part nous préparer une place auprès de son père et notre père de son Dieu et notre Dieu. Et également le drame de la solitude. Quarante jours après la joie de la passion, la mort et la résurrection, les apôtres vont à nouveau faire cette expérience de la solitude. Jésus leur impose un ascenseur émotionnel : c’est-à-dire l’alternance de grandes joies et de grandes tristesses.

Pendant 10 jours ils vont attendre sans savoir ce qu’ils vont recevoir, ayant pour seule promesse « le paraclet » c’est-à-dire un défenseur. Ayant pour modèle la foi confiante de Marie. Dix jours pour se préparer à recevoir l’Esprit Saint. En Occident, les théologiens et les docteurs de l’Église ont beaucoup approfondi notre relation à Jésus-Christ, mais nous manquons d’enseignements sur l’Esprit Saint. Un bon moyen pour se préparer, c’est d’apprendre à mieux le connaître : qui est cet Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ? Que signifie qu’il procède du Père et du Fils ? Quel message a-t-il fait passer par les prophètes ? Quel est son lien avec l’Église ?

Cet Esprit vient du Père et du Fils c’est ce que nous entendons par « procède ». Il a accompagné le peuple hébreu à travers le désert. Il habitat les prophètes. Il a couvert Marie de son ombre. Il témoigne du lien entre Jésus et le Père au moment de son Baptême dans le Jourdain. Jésus le souffla sur ses apôtres pour leur donner la capacité de pardonner les péchés. Cet Esprit saint descendra sur les apôtres au jour de la Pentecôte pour qu’il continue son œuvre parmi nous par l’Église.

Nous-mêmes au jour de notre baptême nous recevons cet Esprit qui nous lave du péché originel, qui nous fait ressemblé à Jésus et qui nous uni à l’Église. Puis au jour de notre confirmation nous recevons encore l’Esprit Saint le jour de notre confirmation. Non pas parce que nous réaffirmons notre attachement au Christ (un sacrement c’est avant tout Dieu qui agi) mais parce que Dieu nous confirme par l’Esprit Saint, c’est-à-dire qu’il nous en donne la forme pour aimer comme il aime et pouvoir agir selon sa miséricorde.

P. Louis SERARD+, vicaire

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